Bagne Prony
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Bagne Prony

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S Ducandas / NCTPS

Itinéraires du Bagne

Itinéraires du Bagne

Vous souhaitez faire un voyage dans le passé ?

Suivez « l’itinéraire du bagne » ! Vous marcherez sur les pas des prisonniers envoyés en Nouvelle-Calédonie entre 1864 et 1897. Des restes de cette époque sont encore visibles : murs, cellules, ateliers, routes, ou encore des ruines construites par les travaux forcés.

De Bourail à l’île des Pins, en passant par Nouville, Port-Boisé, Prony et le Fort Teremba, chaque lieu raconte une partie de cette histoire. Avec ce parcours allez à la rencontre de ces lieux remplis de souvenirs, où l’histoire des bagnards croise les paysages de la Nouvelle-Calédonie.

Bourail

À Bourail, le bagne a marqué durablement le paysage. Le magasin des subsistances (aujourd’hui musée) approvisionnait les concessionnaires en vivres et matériel, tandis que la ferme-école de Néméara formait les enfants des colons pénaux, aidés par le travail des forçats. Sa chapelle baroque, érigée en 1893, et ces bâtiments classés monuments historiques rappellent le rôle de Bourail comme centre agricole et pénitentiaire.

Île des pins

De 1872 à 1913, l’île des Pins devient un grand centre pénitentiaire. Plus de 3 000 Communards, puis des Kabyles insurgés, des forçats et enfin des relégués y furent envoyés. À Uro et Kuto, ils bâtirent routes, ateliers, prisons, château d’eau ou hôpital. Si certains mènent des activités artisanales ou culturelles, beaucoup vivent l’ennui et l’exil. Les vestiges – débarcadère, casernes, quartiers des relégués, cimetière – rappellent cette page de l’histoire, inscrite dans le paysage de Kunié.

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Nouville

Véritable cœur du système pénitentiaire calédonien, l’île Nou (aujourd’hui Nouville) fut, de 1864 à 1927, le centre administratif et carcéral du bagne. Plus de 22 000 condamnés y passèrent, logés dans des camps de forçats et employés à la construction de routes, bâtiments et infrastructures de Nouméa et de la colonie.

On y trouve alors ateliers, hôpital, boulangerie, églises, cellules, mais aussi les bureaux de la direction de l’Administration pénitentiaire. C’est depuis Nouville que furent organisés les différents établissements agricoles et pénaux du territoire.

Aujourd’hui, plusieurs vestiges subsistent : le pavillon cellulaire, la boulangerie, l’ancien hôpital du Marais, le cimetière des déportés… autant de témoins de cette histoire qui a profondément marqué la Nouvelle-Calédonie.

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Port-Boisé

Explorez les vestiges fascinants de Port Boisé, un ancien camp forestier et pénitentiaire en Nouvelle-Calédonie. Découvrez les bâtiments en pierre, la maison du chef, les logements en L, le magasin et les fours, témoins d’une histoire liée à l’exploitation du bois et à la colonisation pénitentiaire entre 1863 et 1911. Laissez-vous surprendre par ces traces du passé encore visibles aujourd’hui.

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Prony

Situé au sud de la Nouvelle-Calédonie, le village de Prony témoigne d’un passé riche et complexe, marqué par l’exploitation forestière, l’utilisation de la main-d’œuvre pénale et l’établissement d’une colonie pénitentiaire. Depuis la fin du XIXe siècle, ce lieu a vu se succéder différentes phases d’activité, d’aménagement et de conservation. Aujourd’hui inscrit à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques, Prony est un site de mémoire qui conserve des vestiges essentiels de son histoire industrielle et pénitentiaire. Découvrez l’histoire du site, son architecture, ses enjeux de préservation, et la manière dont la communauté locale s’engage à préserver ce patrimoine exceptionnel.

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Fort Teremba

Le Fort Teremba en Nouvelle-Calédonie est une ancienne installation créée en 1871, initialement pour surveiller une colonie pénale où des bagnards construisaient les infrastructures. Après une période de déclin et d’abandon au début du 20e siècle, il a été restauré à partir de 1984 et est désormais un monument historique, un atout culturel et touristique.

  • Le fort a été érigé suite à la révolte kanak de 1878 provoquée par la saisie de terres.
  • Il témoigne du passé militaire et pénitentiaire de la région.
  • Aujourd’hui, il accueille des activités éducatives et culturelles.

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